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MessageSujet: Mommy's little boy (fini) Dim 19 Mar - 14:13
Hector

« You can throw me to the wolves tomorrow I will come  back leader of the whole pack »      






Sir Hector Donockley



28 ans dragon garde argos magie noire

Peau : blanche Taille : 6'1 Corpulence : mince mais musclé, c'est un garde, après tout ! Cheveux :  longs et noirs Yeux : bleus Forme non-humaine : Un dragon noir (environ 10 pieds de long, mais il est encore jeune). Il a trois cornes sur la tête qui paraissent bleutées sous certaines lumières. Il a aussi des pointe sur les joues et un museau très crocodilien avec une bosse sur le nez. Il a une poche sous la gorge. Une série d'écailles pointues partent du derrière de sa tête jusqu'au bout de sa queue, où on trouve des plumes noires mais bleutées aussi à la lumière. Il a quatre pattes palmées et de très grandes ailes en peau.

∞ Caractère

Hector est le meilleur et le pire garde de la ville. Le meilleur, parce qu'il sait se battre et que sa puissance de magie est impressionnante pour la race qu'il prétend être, un humain. Le pire, parce qu'il est d'une paresse absolue. Hector déteste faire des efforts, surtout depuis qu'il a obtenu son rôle de garde. Il se sait fort, en plus, alors il va parfois attendre un peu avant d'aller régler des conflits, parce qu'il sait très bien qu'il va rapidement réussir à les arrêter. Il est un homme totalement égoïste qui n'a pas d'intérêt pour personne, à part lui-même. Jamais il ne viendra en aide à quelqu'un si cette personne ne peut pas lui offrir quelque chose en retour. D'un côté, ça l'avantage, car il ne se fera jamais manipuler ou se marcher sur les pieds. Il a une passion étrange pour son physique. Il se trouve tout simplement magnifique ! Certes, il ne se vante pas de sa beauté, mais sa démarche trahit son narcissisme. Il aime particulièrement prendre des douches, et il est très rare qu'il en prenne moins de deux par jour. Il va parfois manquer une réunion importante juste pour aller sous l'eau. Hector n'a d'ailleurs aucune pudeur. Il laisse bien ses subordonnés entrer dans sa chambre pendant qu'il se change ou qu'il se lave, il s'en moque.  


∞ Histoire

Il est parti de rien, voir d'encore moins que rien. Il avait longtemps eu l'innocence d'ignorer le fait qu'il était damné à vivre comme un cafard dans les rues d'Argos, mais sa naissance l'avait obligé à ce destin.

Sa mère était prostituée de quartiers pauvres avant même qu'il vienne au monde. C'était une femme intelligente, qui ne couchait pas avec ses clients sans protection. Elle ne voulait pas forcer un enfant à naître dans ses conditions à elle. Sauf que la volonté de certains peut défier la logique de la nature. Un soir, à ses vingt ans, elle s'était pris un client riche, un inconnu. Il était grand, beau, et surtout poli. Il la traita avec soins pendant toute leur rencontre. Il ne semblait pas être un homme à putes : il avait été charmé par la prostituée et avait décidé de la supporter dans son entreprise. Cependant, cet homme n'était pas homme. Il était dragon. Il avait décidé que cette femme magnifique porterait son enfant. Et c'est ainsi que Hector, en lézard minuscule, vit le jour.

Il n'aura jamais lui connu son père. Sa mère sera très silencieuse sur ce sujet, ainsi que sur l'origine de sa naissance. Elle lui apprendra très tôt à se transformer en humain. À un an, Hector utilisera ce sort inné et jamais il ne l’enlèvera, allant même jusqu'à oublier que, un jour, il avait eu des écailles au lieu de la chair. Sa mère aidera à cet oubli, ne lui rappelant jamais qu'il était animal fantastique. Ce qu'elle ne lui avouera jamais, ce sont les raisons qui l'ont poussée à agir de la sorte.

Elle était une bonne mère et éleva, seule, son fils. Elle continua son travail, mais ne mit jamais ses priorités ailleurs que dans les soins à son enfant. Quand les revenus n'étaient pas assez, elle jeûnait pour le nourrir. Elle payait même pour un gardien, même si ça voulait dire devoir se priver davantage, parce qu'elle ne voulait pas le laisser seul. Elle l'éleva en lui enfonçant dans la tête l'idée qu'il était fantastique, magnifique, que tout ce qu'il voulait devenir, il pouvait le devenir. Cependant, son discours changeait dans la tête d'Hector. Pour lui, c'était sa maman qui était belle, qui était parfaite et qui pouvait tout réussir. Il l'adorait comme une déesse. Elle était son monde. Ils étaient pauvres, mais ils étaient heureux. Ils vécurent dans ce paradis misérable jusqu'aux treize ans de Hector.

Hector était un garçon intelligent. Il savait quel genre de travail sa mère faisait. Il savait que c'était humiliant, alors il l'aidait du mieux qu'il pouvait. Il l'aidait à s'habiller, à se brosser les cheveux. Il lui souriait et lui rappelait qu'elle était la plus belle femme des alentours. Qu'elle était la meilleure des mères. Il passait ses temps libres à s'occuper d'elle. Évidemment, Hector n'était pas le seul à savoir quel genre de travail sa mère faisait. Les autres enfants aussi, parce que leurs pères se tapaient probablement la noble prostituée, et ceux-ci avaient tendance à se moquer de Hector pour ça. Il ignorait ces autres fils. Il les haïssait, mais il savait que s'il se battait, il ne ferait que de la peine à se mère. De toute façon, ils étaient trop nombreux pour lui, et ce n'était pas comme si ça le dérangeait vraiment.

À ses treize ans, Hector avait remarqué que sa mère perdait en poids. Sa peau devenait beaucoup plus pâle qu'elle ne l'avait jamais été. Elle ne mangeait plus. Quand elle ne travaillait pas, elle dormait, collée à son fils chéri. Un jour, elle ne se leva même pas pour aller voir son client. Les jours qui suivirent, elle n'arriva plus à se mettre debout. Huit mois après l'anniversaire de ses treize ans, Hector était en train de perdre sa mère, mais il le nia. Pendant qu'elle dormait, un soir, il courut jusqu'à un soigneur dans les quartiers plus riches. Il expliqua les symptômes de sa mère. On lui dit que c'était une maladie rare, qui ne se soignait que si l'on payait le meilleur mage blanc de l'Académie. Hector ne savait pas ce qu'était l'Académie, alors il s'informa. Il apprit que c'était un endroit où les enfants et adultes doués se retrouvaient pour continuer d'exercer leurs talents. Il apprit qu'il y avait un concours d'entrée. Qu'être académicien, c'était être riche.  

Une idée germa dans son cerveau. Il savait ce qu'il devait faire : il allait participer au concours d'entrée, il allait le remporter, il allait recevoir l'argent, payer le mage et sauver sa maman. Ils allaient pouvoir vivre comme ils avaient toujours vécu - peut-être même mieux, s'il était académicien, sa mère n'aurait plus besoin de se prostituer ! Mais il n'avait pas de talent. Pas de magie. Ou, peut-être pas ... Il savait que les humains pouvaient profiter des trois formes de magie. Il arriverait bien à en maîtriser une pour la semaine suivante !

Alors Hector s'entraîna. Il avait récupérer quelques vieux livres qui avaient été jetés et qui racontaient des sorts magiques de terre. Il en essaya quelques-uns, mais il n'arrivait même pas à faire frémir une feuille. Il ne se mentait pas à lui-même : il savait que sa magie était assez médiocre. Il continua d'essayer, mais cinq jours passèrent et rien ne semblait marcher. Il pria la magie élémentaire. Il pria toutes les divinités que les gens vénéraient, mais rien. Il sentait le poids du monde sur ses épaules. S'il n'arrivait pas à développer sa magie, sa mère allait mourir ! Sa déesse. Il était enragé. Il avait envie de crier toute sa colère au monde. C'était injuste. On n'avait pas le droit de lui enlever sa mère alors que des enfants pathétiques, là-haut, à l'académie, avaient le droit à la leur. À ce moment-là, il sentit comme une force brute monter dans sa gorge. Ses larmes commençaient à couler. Il avait mal à son dos, comme si on poussait d'autres bras - des bras à lui - contre ses omoplates. Il hurla sa rage, mais avec sa rage, jaillit un feu puissant qui alla brûler les arbres de la prairie où il s'entraînait.

Il arrêta de pleurer. Il ouvrit grand les yeux, sans mot devant les cendres qui reposaient devant lui. Puis, il éclata de rire. Il avait réussi ! Il ne savait pas comment, mais il avait réussi ! Et ce sort de feu, il était terriblement fort. Il avait rasé à lui seul une futaie entière. Sa mère allait être sauvée ! Il allait être riche !

Hector entra donc au concours d'entrée. Il y avait, là, d'autres enfants, mais aucun d'eux ne semblait pauvre. Ils étaient tous plus grands que lui, plus gros, aussi. L'un d'eux faisait des formes animalières avec son feu, puis lançait un sort aqueux pour éteindre ses bêtes enflammées. Un autre, lui, récitait un poème qu'il avait composé. Il y avait un enfant qui invoquait des monstres de toutes sortes pour ensuite les faire disparaître d'un seul coup. Hector trouvait cela impressionnant, mais il se disait que son feu était ravageur et qu'il avait quand même de bonnes chances de passer !

Quand ce fut son tour, il cracha ses flammes. Grandes. Fortes. Elles étaient plus belles encore que celles qu'il avait pratiqué. Il regarda les juges. L'un d'eux se leva et l'applaudit. Plusieurs d'entre eux avaient l'air très étonnés d'un tel sort. Les autres enfants, ceux qui participaient, allèrent même le féliciter pour une telle force magique. C'était gagné. Sa mère était sauvée.

Il reçut les résultats quelques jours plus tard.

Refusé.

Simplement, refusé. Il n'y avait même pas d'explications. Il avait été bon, mais pas assez. Assez pour qu'on l'applaudisse, pas assez pour passer. Il était juste un peu en haut de la moyenne.  

Le choc était si fort que Hector poussa dans le fond de son esprit le fait même qu'il ait participé à ce concours. Et l'état de sa mère empirait. Elle n'était plus qu'os sur peau, et ils avaient besoin urgent d'argent. Il essaya le vol. Pendant deux mois, il réussit à chaparder assez de nourriture pour redonner un peu de formes à sa mère, mais lui, il maigrissait. Quand sa mère réalisa cela, elle refusa de manger pour que lui puisse le faire. Il lui promit qu'il avait assez de nourriture pour deux. Il lui mentit. Ils étaient pauvres, mais ils survivaient.  

Un jour, Hector avait quatorze ans, et il passa derrière le comptoir du boulanger après la fermeture pour voler deux pains. Il faut bien croire qu'il avait été bruyant, ce soir-là, car il se fit attraper par le boulanger lui-même ! Ce dernier le laissa partir avec la nourriture, cette fois, mais il lui dit qu'il allait le dénoncer aux gardes s'il le faisait à nouveau.

Hector était dévasté. Il ne pouvait pas se permettre d'être arrêté ! Qui s'occuperait de sa mère s'il était sous les barreaux ? Il devait se trouver un travail - mais en basse ville, qui voudrait bien offrir un salaire à quelqu'un pour de l'aide ménagère, du service à la clientèle ? Personne. Alors Hector se résigna à faire le seul travail qu'il connaissait.

Il avait toujours ressemblé à sa mère. De plus, il était encore jeune. Il passait facilement pour une fille, ou pour un garçon assez efféminé pour qu'on puisse le fantasmer même en étant hétérosexuel.

Il retrouva les anciens clients de sa mère et se proposa comme prostitué. Contre toutes attentes, ça fonctionna.

Il ramenait assez d'argent pour payer de la nourriture. Il acheta des nouvelles couvertures à sa mère, quelques médicaments qui ralentissaient les symptômes. Il eut en espoir qu'elle serait sauvée. Elle semblait aller mieux. Elle reprenait ses couleurs - d'un blanc glacial, elle passa à un blanc plus crémeux. Évidemment, ce n'était qu'une simple montée avant la retombée finale, mais cet espoir faux remplissait Hector de joie. Il se disait que ça valait bien la peine de faire l'amour au père des garçons qui se moquaient de lui, si ça pouvait sauver sa mère. Il se disait que s'abaisser à écarter les cuisses pour le boulanger, c'était correct si ça lui permettait d'avoir quatre pains, quelques pâtisseries et deux sandwichs. Il était misérable et honteux, mais sa mère était heureuse et vivante.  

Puis, un jour, il revint à la maison pour retrouver sa déesse, mais elle n'était plus là. Tout ce qu'il restait, c'était un cadavre vide de vie.

C'était trop douloureux pour qu'il puisse pleurer. Il alla enterrer son corps derrière la cour de leur maison. Il ne versa aucune larme. Il voulait juste qu'on lui ramène. Il n'était pas tombé pour qu'elle aussi tombe à son tour ! Mais il n'y avait rien à faire, elle ne reviendrait jamais.

Après ce jour, Hector chassa toutes pensées de sa mère de son esprit. Il lui arrive encore, certains soirs, de se rappeler qu'elle était là et d'éclater en sanglots, mais il ne le montre jamais durant le jour. Il ne mentionne même pas son nom.

Il était devenu vide, si vide, que la honte qu'il ressentait en vendant son corps n'était plus si grande que ça. Certes, parfois, il avait envie de vomir quand un homme qui aurait pu être son père le prenait, mais il n'avait pas de regret après ça. Parce que oui, il continua son travail. Il n'avait rien à perdre, de toute façon, autant vivre comme on savait vivre. Il avait vingt-quatre ans et venait de passer dix années de sa vie à vivre celle que sa mère avait vécue. Il s'était dit damné à vivre une existence comme ça, bien en bas du trou.

Un soir, il eut un client très riche, propre, très beau, malgré son âge. C'était insolite qu'il partage ses draps avec un homme - ou une femme, même si celles-ci étaient plus rares - comme ça. Après qu'il l'ait payé, il le regarda et ses yeux s'ouvrirent, bien grands. Hector ne comprenait pas cette réaction, mais il finit par réaliser : l'homme dans son lit, c'était l'un des membres du jury ! Pire que ça, c'était l'homme qui l'avait applaudi. Celui-ci eut l'air terriblement désolé de voir ce que Hector était devenu. Il lui dit qu'il avait vraiment essayé de convaincre les autres de le laisser entrer ... qu'un tel don de feu, c'était impossible pour un enfant si jeune. Mais parce qu'il ne maîtrisait qu'une magie, les autres jurés avaient préféré des enfants plus polyvalents. Hector avait envie de pleurer. L'homme - le noble, l'académicien - le vantait devant lui et ne cessait de s'excuser. C'était peut-être la première personne à part sa mère à lui montrer un peu réconfort.

Ce noble - il était chef de famille - revint quelques jours plus tard. Il avait réussi à contourner le système et à faire entrer Hector à l'Académie. Hector se disait que ça n'en valait pas vraiment la peine : sa mère était morte. Pourtant, d'un autre côté, il y avait une fierté en lui qui lui hurlait qu'il en avait assez de se vendre pour survivre.

C'est ainsi que Hector devint académicien. Il perfectionna d'autres dons magiques pour son propre plaisir, mais il resta assez désintéressé de son poste - sauf pour l'argent qu'il lui apportait. Il finit, parce que son sauveur avait parlé de lui à la garde royale, par la rejoindre. C'est là qu'il reçut Marco, son fidèle étalon et seul ami. Depuis quatre ans, il vit la vie qu'il aurait rêvé, mais il y a toujours un vide qui remplit son cœur et l'empêche de profiter vraiment de sa condition.  

∞ Aspect social

Hector n'a plus de famille, mais il possède un étalon andalou gris pommelé, nommé Marco. C'est un animal agressif qui attaque ceux qui s'approchent trop de son maître. Il n'aime pas avoir quelqu'un d'autre sur son dos, non plus. Hector s'exprime couramment en elfique et en angélique. Il connaît quelques mots de morgoth. Hector, académicien et garde, reçoit un salaire raisonnable, mais il vit dans les résidences de l'armée noble. Il est haut placé parmi les gardes, et se fait appeler Sir Hector par les citoyens et ses subordonnés. En ce qui est des dragons, il pense qu'il faut soit refaire le sceau, soit laisser les dragons sortir pour pouvoir les tuer.


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MessageSujet: Re: Mommy's little boy (fini) Ven 31 Mar - 20:18
Shadow
Darling! Ton histoire est amazing~~! Je l'adore! BIENVENUE SUR MONT ARGOS DEAR!! J'espère que tu te plairas, si tu as des questions n'hésite pas à me les poser~~<3! T'as présentation respecte toutes nos règles et j'espère que ça continuera durant nos chatboxages hm~? Tu sembles tellement intéressant! Au plaisir de te rencontrer~!

You disgusting trash of the poor quarters, je te valide~!

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MessageSujet: Re: Mommy's little boy (fini) Sam 1 Avr - 21:54
Siegfried
Validée ! Mais je crois qu'il pourrait avoir des problèmes de peau
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MessageSujet: Re: Mommy's little boy (fini)
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