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MessageSujet: God turned into Satan Lun 17 Juil - 10:50
Urizen

“ Would you mind if I hurt you? Understand that I need to
Wish that I had other choices than to harm the ones I love ”






Urizen « Samaël » Fergail



41 911 ans titan tête de sa famille argos blanche

Peau : blanche Taille : 6’4 Corpulence : mince, avec des jambes très longues et une taille fine Cheveux :  courts et gris très pâle Yeux : brun Forme non-humaine : Si nécessaire Signe(s) distinctif(s) : Il est tatoué à l’annulaire gauche. C’est le symbole traditionnel du mariage chez les Fergail. Il a l’air aussi d’être environ la quarantaine : il a des cernes sous les yeux et des rides type « pattes d’oie » qui apparaissent au bord de ses yeux quand il sourit.

∞ Caractère

Urizen a toujours été un garçon très orienté vers la justice. Il croit aux choses moralement bonnes et à l’égalité envers tous. Cependant, il ne pense pas personnellement que le modèle utilitariste Fergail soit le meilleur. À son avis, sacrifier quelqu’un pour le besoin du plus grand nombre est inacceptable. Il préfère ne pas trouver de solution que d’en avoir une qui impliquerait la mort d’un innocent. Il n’a cependant pas une façon froide et calculatrice de voir les choses : il est réellement touché par le malheur d’autrui. Il voit le bien en tout le monde, sauf pour quelques exceptions. Malgré cela, il reste très fidèle à son père, ce qui l’amène donc à suivre une façon de penser qu’il trouve immorale dans le simple but de poursuivre l’héritage. Il ne se laisse pourtant pas manipuler par ses aînés. Il n’y a que son père qui pourrait le convaincre de faire quelque chose contre son gré. Il fait ce qu’il veut et n’a pas peur de se lever pour tenir son point de vue. Urizen est quelqu’un de très, très intelligent. Il se rappelle facilement de l’information qui lui est présentée et sait utiliser ses connaissances à son avantage. Maître dans l’art du paraître, il ment comme il respire, sachant très bien rendre ses paroles convaincantes. Il dégage une aura de bonté qui pourrait charmer tout le monde, même lors de ses plus cruels mensonges. Il est poli et obsédé par ce que les gens pensent de lui. Il est humble, doux, mais cache, comme son père avant lui, un penchant plus repoussant. Urizen est un sadique qui sait se contrôler. La douleur et l’humiliation d’autrui l’excite énormément, mais jamais il ne posera d’actes graves envers quelqu’un sans son consentement – sa morale est beaucoup trop forte pour cela – il préfère garder son sadisme pour ses fantasmes, qu’il parvient parfois à faire devenir réalité avec des servantes. Son sadisme provient probablement de la relation qu’il avait avec son père. Comme il veut absolument vivre pour être à la hauteur de Samaël, il devient angoissé et a besoin de se relâcher. Il sait que son sadisme est un problème, comme cité plus haut, sa morale le fait savoir que ses désirs ne sont pas sains, alors il se contrôle.      

∞ Histoire


Samaël était l’homme parfait. Il y avait dans chaque pas qu’il faisait une grâce divine qui le portait. Il était plus grand que le plus grand homme, plus grand encore que les géants qui habitaient les montagnes au nord des marécages enochiens. Ses cheveux blonds tombaient en vague sur ses épaules tels les rayons du soleil caressant la terre froide les matins de printemps. Quand il parlait, c’était comme si dieu lui-même s’était incarné en lui tellement sa voix semblait juste, délicate, mais puissante et autoritaire. N’importe quel être qui réussissait à attirer son regard se sentait comme choisi par le divin. C’était ça, Samaël, un surhomme. Un héros de guerre et un porteur de la paix. Un dieu parmi les anges. Mon père.

À travers tous ceux qui vénéraient Samaël, il y avait Urizen, son fils unique, le seul témoin de son amour parental. Il était quelque part le plus grand fanatique de ce grand homme. Malgré l’affection immense qu’avait son père pour lui, Urizen était euphorique quand ce dernier lui accordait de l’attention. Il le remerciait pour chaque seconde passée à ses côtés. Pour Urizen, Samaël était plus qu’un dieu. Il était plus que parfait. Pendant longtemps, et même après, Urizen suivit le modèle de son père sans rien critiquer. Il était ombre au soleil, mais cela ne l’a jamais dérangé. Qui aurait pu atteindre la perfection qu’était Samaël ? Rien de sa personne n’était à changer, tout était orienté vers l’existence d’un être sans défaut. La chute du paradis serait mille fois plus douloureuse.

Quand Urizen atteint son cinq millième anniversaire, sa mère décéda. Je crois qu’une partie de Lui est morte en même temps, ou peut-être que c’était une partie de moi, celle qui m’aveuglait. Il se rappelle encore d’avoir vu, pour la première fois, son père pleurer. Je pense que c’est là, même si je ne voulais pas l’admettre, que j’ai réalisé qu’Il était mortel, comme moi. Elle ne fut pas enterrée quand les funérailles prirent fin. Samaël disait qu’il avait besoin de temps pour l’accepter. Personne ne voulut s’opposer à lui.

C’est peu après cet événement que Urizen rejoint les rangs de son père dans la quête du paradis, comme seul Samaël l’appelait. Il en avait toujours entendu parler. Il avait toujours su que son père était un homme bon pour tant vouloir sauver sa famille ainsi. Et je n’avais même pas pensé à ceux qu’Il laisserait derrière s’Il atteignait son but, ils ne m’avaient même pas effleuré l’esprit, ces pauvres enfants abandonnés de leur Dieu. J’étais aveugle, mais maintenant, je vois. Il avait toujours pensé que, peu importe les moyens, ceux-ci étaient bons, car son dieu l’était et celui-ci ne recourrait jamais à des vils stratagèmes pour atteindre son si noble objectif. La chute du paradis fut mille fois plus douloureuse.

Je crois que j’étais encore un peu aveugle, car je dus laisser mes yeux s’habituer à la noirceur avant de pouvoir y avancer et comprendre à quel point elle était perverse. C’étaient des ténèbres qui m’avaient avalé sans préavis, je ne pus les accepter, pas avant longtemps, c’était mon âme qui était aveugle.

Les moyens étaient bons, mais seulement parce que c’était Samaël qui les avait proposés. Si ça avait été quelqu’un d’autre, tous se seraient objectés. Ça aurait pu être sa femme, son fils, un ancien à lui, même son propre père, personne n’aurait accepté. Mais c’était Samaël, alors sa folie passait pour de la sagesse.

Pour sauver son sang, Samaël avait sacrifié des siens. Il croyait que chaque ange, chaque humain avait en lui une partie de l’âme de son Christ. Il croyait que ça serait ça, la porte vers son paradis. Un seuil gorgé de cadavres. Il avait ordonné qu’on lui offre les seconds fils et filles d’anges, qu’on pille les orphelinats pour trouver les rejetons humains qui y habitaient. C’étaient des enfants. Après sa mort, je me résolus à accepter la vérité. Si j’étais fils unique, c’était parce que, parmi les difformités qui servaient d’enfants adoptifs à mon Père, il y avait un vrai fils de Samaël. Peut-être même plus qu’un. Quand je les gavais de magie blanche, c’était à mon frère, à ma sœur que je faisais ça. Si je n’avais pas été premier né, ça aurait été moi sur cette table, dans cette cellule, dans le fond de la morgue. Samaël et ses acolytes utilisaient un sort interdit. Ils forçaient la magie blanche qui vivait en ces êtres à sortir pour posséder le corps. Il voulait qu’un de ses enfants deviennent une ouverture vers le ciel. C’était comme une possession noire, mais c’était la lumière qui le faisait, et l’âme était consciente alors qu’elle perdait peu à peu le contrôle de son corps. Envahis par la vie, par la création, c’était ce qu’ils étaient. Une croissance infinie. C’était des titans miniatures que devenaient les cobayes, mais leur mère blanche n’avait pas assez d’amour pour leur donner l’harmonie des traits titanesques. Alors ils se transformaient en amas de plumes, de bras, de têtes. Des crocs poussaient sur leurs bras alors qu’il n’y avait pas de gueule, mais certains avaient tellement de dents dans leurs bouches qu’ils ne pouvaient plus respirer. Papa était obligé de constamment les maintenir en vie en utilisant ses sorts de soins. C’était cruel. Je me rappelle avoir pleuré. Pourquoi tu ne pouvais pas juste les laisser mourir ? Parfois leurs organes ne trouvaient plus de place à l’intérieur de leur chair, alors ils pendaient à l’extérieur de leurs corps. Dans leurs cellules, comme des animaux, ceux qui pouvaient se déplacer se retrouvaient à marcher à quatre pattes, et piétinaient sans cesse le cœur de l’un ou les artères de l’autre. N’entendais-Tu pas leurs cris ? On aurait dit des cochons qu’on égorge, sauf qu’eux, ils n’avaient pas eu le droit au repos éternel. Pas avant que Tu ne T’épuises et ne sois obligé d’en laisser partir un dans le sang et la souffrance. Mêmes morts, ils n’étaient pas en paix.

Urizen était hanté par ses propres actions. Tout le respect qu’il avait pour son père était tâché de la mare de sang dans laquelle son Dieu se baignait pour garder sa pureté. Il ne savait pas quoi penser. Il voulait suivre son père – l’ultime être parfait – mais la justice qui avait toujours vécu en lui lui hurlait de briser ses liens, de cracher sur la tombe du démon qui avait falsifié l’identité de Dieu. Dieu était devenu Satan. Et il était trop profondément ancré sur le trône de l’Enfer pour revenir au ciel. Il avait beau s’époumoner à chaque fois qu’une expérience échouait, à chaque fois que quelqu’un lâchait prise alors que cette fois-là, c’était la bonne, il n’y avait rien à faire. Le paradis ne voulait pas d’un Dieu déchu. Je finis par avoir pitié de Lui, même si je respectais ce qu’Il avait été et ce qu’Il pouvait être. Je me rappelle que, un soir à l’heure du souper, Il m’avait dit que, si on revenait là-haut, on allait revoir Maman. Je veux croire que Sa déchéance vient de là. Je ne peux pas le prouver, car je n’ai pas marché aux côtés des anges déchus avant sa mort, mais je veux croire que c’est ça. Mais cet espoir, c’est ce qui reste de ma cécité qui parle. Mon Père était cruel de nature.

Son respect finit par devenir dégoût pour sa propre personne. Un soir, cherchant son père pour lui demander conseil, Urizen se retrouva à suivre les couloirs menant aux salles de recherches, jusqu’à ce qu’il entende des cris, mais pas les cris qu’ils entendaient généralement. C’était une seule voix, juste et puissante. Une voix qu’il connaissait trop bien. Mêmes morts, ils n’étaient pas en paix. Tu étais tombé bien bas, mon Dieu.

Il aimait son père autant qu’il le haïssait, désormais. Il ne pouvait nier le sentiment de gloire divine qui l’envahissait quand il voyait l’archange déchu poser ses pieds de saint sur l’escalier menant à la sortie du hall. Il ne pouvait nier les émotions positives qui l’envahissaient quand il entendait sa voix motiver les troupes et les faibles. Seul le son était dopant. Un Dieu restera toujours un Dieu, même quand il dévore le cœur des enfants et viole leurs cadavres. Il était perdu, perdu dans les sentiments contradictoires que lui aspiraient son père, perdu entre sa conscience et ses propres crimes. Il était perdu, oui, jusqu’à ce qu’on le trouve. I once was lost but now I am found. J’avais terriblement espoir en toi,

Fenris.


Dorian, l’un des anges avec qui lui et son père travaillaient, venait d’avoir un fils qui lui avait coûté sa femme. Cherchant à s’éloigner des activités immorales de son père, Urizen se proposa pour s’occuper de l’enfant pendant que son collègue travaillait. Ce fut la meilleure et la pire décision de sa vie.

Fenris était adorable, il n’y avait aucun doute à cela. Urizen appréciait la compagnie du garçon même lorsqu’elle n’était pas nécessaire. Il aimait le voir sourire, le voir courir et trébucher. Il aimait son manque de grâce, sa tendre innocence. C’était son Eurydice en Enfer. Il finit par complètement renoncer aux tâches que lui imposait Samaël pour devenir le tuteur officiel de son jeune ami. Tu étais mon frère Fenris, celui qui avait eu la chance d’échapper aux griffes du démon. Tu étais tellement pur. Même avec une épée et une armure, même au combat, tu étais la vertu dans ce monde de péchés. Tu m’avais sauvé. Je t’aimais tellement. Fenris était parfait dans son imperfection.

J’aimais lire pendant que tu t’entraînais. Juste entendre tes pas en ma présence me réconfortait. Je détestais te voir pleurer, réellement, alors je te prenais dans mes bras pour que tu arrêtes. Tes larmes, elles étaient plus douloureuses que l’existence de ces charognes de mutations qui avaient autrefois été des enfants. Ta voix. Ton accent. Ton incapacité à parler l’elfique. Tout toi. Je t’aimais comme un frère, Fenris. Je croyais que c’était la même chose pour toi.

J’aurais dû m’en douter. Fenris, à ses dix-huit ans, s’était lancé dans l’armée personnelle de Samaël. Ça, je te l’avais pardonné, j’étais aveuglé, à nouveau. Fenris commençait aussi à le repousser. Je trouvais ça étrange, mais je n’avais rien dit. Je croyais que tu grandissais. Si j’avais su ce que ça voulait dire, je crois que je t’aurais tué. Il ne voulait plus prendre son bain avec lui. Il ne voulait plus dormir avec lui. Il ne voulait plus qu’il l’embrasse dans le cou, ou sur la joue. Il ne voulait plus qu’ils s’enlacent ! Si j’avais su que ça voulait dire que tu avais arrêté de m’aimer, Fenris, je t’aurais tué, mais il est trop tard, maintenant.

Urizen avait maintenant vingt mille ans. Il se tenait loin de son père. Il y avait la révolte qui grondait dans son cœur, mais elle restait muette, comme un secret longtemps enfermé. Puis, le son des tambours résonna. Urizen s’était trouvé une raison de se lever contre son dieu. Cette raison, elle s’appelait troll. Un peuple entier, innocent, que Samaël voulait raser par crainte de leur pouvoir. Urizen s’y opposa ouvertement. Les autres familles de même, mais Samaël était trop haut pour écouter les mortels. Il demanda à son propre général de faire le massacre, mais celui-ci refusa à son tour. Je croyais que c’était une victoire. Je ne savais pas que ce serait le début de ma défaite, qu’on allait enterrer les innocents encore plus profondément dans la terre. Il envoya donc son colonel. Il envoya Fenris.

Je ne voulais pas voir alors je me mentais que tu y allais car tu étais trop naïf pour réaliser la méchanceté derrière cette action. Tu y allais car c’était l’ordre, et tu croyais, comme tous et moi avant, que Samaël était la parole divine. Tu étais charmé par le serpent. C’était mon mensonge que je me répétais. Il le vit une fois, un mois avant son départ. Je m’en rappellerai toujours. C’était le dernier moment que je verrais de la beauté en toi. Même quand ce souvenir vient de passage dans mes rêves, alors que maintenant je te reconnais, démon de laideur, tu y es magnifique. Les fenêtres du hall crachent une lumière si vive sur toi qu’on aurait dit que tu descendais du paradis, alors que tu en tombais, ange déchu. Tu me dis : « I’m going at war » et j’ai envie de pleurer, car si tu ne meurs pas, c’est ton innocence que je vais perdre. Ce fut une première trahison, cette phrase, mais il l’excusa rapidement, espérant qu’il garde de sa bonté, même sur le champ de bataille. Je te serre contre moi, tu me dis que tu m’aimes, mais ça sonne faux, parce que tu me caches la vérité. Tu trembles sous mon corps comme si tu étais dégoûté de ma présence. Je le sens, je le sais que tu veux me repousser, mais je voile l’évidence et je te dis, à mon tour, que je t’aime.

J’ai encore de la difficulté à t’appeler Fenris, aujourd’hui. Pour moi, Fenris, c’est le petit garçon dont je m’occupais, l’enfant qui m’aimait. Ce n’est pas toi, non. Dégel. Le tueur d’enfant. Il fut revenu du combat après deux ans, en même temps que ses crimes de guerre. Je ne voulais pas y croire. Je ne pouvais pas avoir été charmé deux fois par des loups sous des peaux d’agneaux ! Je croyais que je pouvais reconnaître le mal après l’avoir connu de si près, mais j’avais eu tort. Il y avait un groupe de soldats innocents qui dénonçaient les horreurs qu’ils avaient vécues et vues sous l’emprise de Fenris. Dégel. J’avais eu espéré que tu en ferais partie, de ses pauvres âmes forcées à la cruauté, mas tu étais le maître de cette affaire. Il fut dit de celui-ci qu’il avait tué, sans pitié ni remords, des enfants avant de décorer leur terre souillée de sang de leurs têtes décapitées et empalées sur des grands morceaux de bois. Il aurait fait déshabiller les femmes et les plus belles fillettes pour les forcer à coucher avec lui. Il aurait tué ses propres hommes quand ceux-ci questionnaient son sadisme. Je refusais d’y croire ! En entendant ce viol à l’humanité, Urizen fut enragé. Il ne se contint plus. Il appela l’événement pour ce qu’il était : un génocide, pas une guerre. Une armée entière se tint derrière lui, une armée composée des membres de sa famille qui n’avaient pas vu le massacre et des victimes qui étaient encore vivantes : les soldats. Mais j’avais toujours des doutes, parce que je t’aimais, j’avais besoin de te voir pour que tu me rassures que ce n’étaient que des rumeurs. C’était trop espéré, mais l’amour rend aveugle.

Il le revit après cinq mois. Leurs regards s’accrochèrent. J’étais tellement fâché que tu aies pris cinq mois à venir à ma rencontre ! J’aurais dû comprendre l’évidence. Ce n’est pas que tu ne voulais pas de moi, c’est que tu te moquais de moi. Tu t’éloignais de moi déjà avant le massacre, car un monstre grandissait en toi et tu savais que je ne serais pas capable de l’accepter. Tu me trouvais obstacle à la réalisation de tes désirs pervers. Tu as pris cinq mois à revenir me voir, parce que tu ne voyais pas la peine de venir me parler après m’avoir trahi comme ça. Je te haïssais, mais j’avais encore espoir. Mais Fenris disparut. Ce fut la dernière preuve dont Urizen avait besoin. Ce fut comme si toute la haine qu’il avait pour son père, toute la haine qu’il avait pour les injustices, toute la haine qu’il avait pour lui-même d’avoir cru à nouveau en l’amour d’un monstre se mélangèrent à celle qu’il avait pour Fenris. Pendant longtemps, il n’y avait pas plus puissant que cette haine que Urizen avait pour celui qu’il avait appelé frère, et il la croyait réciproque !

Fou de rage, il se mit à frénétiquement écrire des mots remplis de poison à l’autre homme. Je suis certain de que ça n’a pas touché ton cœur de glace. Il voulait qu’il souffre comme il avait fait souffrir. Mais je me rendis rapidement compte que ce n’était pas possible. Alors il ne me resta qu’une option : mettre fin à tes jours pour que ta lame ne tue plus jamais. Il embaucha des hommes pour l’empoisonner, mais le démon était trop fort, alors il paya un ancien soldat pour qu’il le descende, sans succès. Il faut croire que tu ne veux pas mourir, Dégel ! Avant qu’il ne puisse abattre la bête, Samaël le convoqua. Il lui exprima ses inquiétudes face à la baisse drastique de popularité de Fenris. Il lui expliqua que, si la colère de la famille envers lui continuait de grandir, le public apprendrait rapidement pour la guerre contre les trolls – qu’ils avaient habilement cachée – et que, là, les conséquences seraient très lourdes. Samaël lui fit part de son idée : « Everybody likes you. Your public reputation is the best of all of us. You should marry Fenris, if he’s your husband, nobody will dare lay a finger on him, by respect for you. » J’en aurais vomi. Tu m’avais sorti de l’Enfer, déguisé en nymphe innocente, et là, tu me dévoilais ton véritable visage pour me ramener plus loin encore, dans le fond du tartare, aidé de Lucifer en personne. Je vous détestais tous !

Il dut donc appeler Fenris à son bureau. Il avait les poings qui tremblaient. C’était comme s’il avait un tueur en série libre devant ses yeux. Quand il lui détailla le plan de son père, ce fut glacial. Évidemment, Fenris refusa. C’est là que le dernier espoir que j’aurais eu pour toi mourut définitivement. Si tu avais encore eu pour moi ne serait-ce que la dernière trace d’amour, il ne t’aurait pas été aussi répugnant d’accepter une telle demande. Mais Urizen ne lui laissa pas le refus. Une semaine plus tard, la cérémonie eut lieu.

Ils rentrèrent à leurs quartiers après celle-ci. Fenris sanglotait comme lorsqu’ils étaient enfants. Je me surpris à aimer t’entendre pleurer. Il le regarda, faible et misérable dans sa douleur. Dos à lui. Complètement à sa merci. Je me rappelais de ces fillettes que tu avais violées. Je voulais venger leur mémoire. Je voulais arracher tes vêtements. Te pénétrer pour te voir pleurer de douleur, et de honte à cause du plaisir que tu en ressentirais. Comme elles l’avaient probablement fait sous ton corps, à toi. Je le veux encore, aujourd’hui. Dans mes rêves les plus fous, tu gémis et saignes sous mes coups. Protège-toi, parce que je sais rendre mes désirs réalité. Il le ramassa et commença à lui enlever sa chemise. Quand Fenris le repoussa, son agressivité doubla. Ne m’excite pas. Il reçut un violent coup à la mâchoire, et un cri raisonna dans ses oreilles, mais tout ce qu’il entendait, c’était la souffrance et les larmes de son mari. Ça m’a fait plaisir.

Fenris s’isola et Urizen retourna à son premier démon : son père. Ce n’était pas par choix ou par amour pour cet homme qu’il l’avait fait, mais par obligation. La paranoïa de Samaël était en train de le dévorer comme une maladie démentielle. Ses pulsions démoniaques sortaient de ses pores comme une sanie noire. Elles finissaient par intoxiquer son entourage. Urizen se devait d’agir face à ça. Il enferma son père sénile dans ses quartiers et se fit porte-parole de l’homme. C’était désolant de Le voir comme ça. Il s’arrachait des cheveux à vouloir sortir, mais si je Le libérais, Il demandait des choses comme l’assassinat du chef des Mizzrym, par peur que celui-ci dénonce ses crimes passés – alors que ceux-ci étaient cachés de tous. Il pensait que tout le monde Lui voulait du mal. Il exécuta de Ses propres mains Son plus proche diplomate, alors que celui-ci venait se rassurer de Son état de santé. Il me hurlait que c’était un loup qui avait voulu Le dévorer. Dans Sa manière d’agir, dans Ses cris, Ses yeux gorgés de sang par manque de sommeil, Il me rappelait les monstres qu’Il avait créé dans Ses laboratoires. Peut-être c’était l’ironie du destin qui s’était acharné sur Lui. C’était ridicule de voir que, la seule personne en qui Il avait encore confiance, c’était moi, Son futur bourreau. Tu étais tombé bien bas, mon Dieu. De divinité, Tu étais devenu roi des démons, et Te voilà simple rat rampant par terre. Je Te nourris d’arsenic, et Tu T’effondras, mort, au sol. Personne ne regretta Ton décès, souverain déchu. Tu avais fait Ton temps.

Le roi est mort, vive le roi.

Je pris officiellement le pouvoir que je Lui avais déjà enlevé. L’Ère de Urizen promettait un temps nouveau. Promesses qu’elle ne parvint pas à tenir. Même après, le fils suivait le modèle de son père. Il avait été et serait toujours ombre au soleil. Il n’était pas capable de se détacher de l’impression de grandeur que son prédécesseur avait laissée. C’est pourquoi, plus qu’un nouveau dirigeant, ses sujets le considèrent comme une pâle copie de Samaël. Mais Urizen est en contrôle maintenant. Certes, il fait continuer les expériences inhumaines – que faire d’autre si on veut sauver sa famille ! – mais euthanasie beaucoup plus rapidement les cobayes ratés. Il refuse de tomber plus bas que l’ancien roi.    

∞ Aspect social

Urizen est généralement aimé de sa famille. Il est, en quelque sorte, un anti-Fenris. Les anciens de son clan vont généralement le considérer comme une pâle copie de son père, mais ils le respectent tout de même. Il arrive qu’ils l’appellent Samaël, même si l’appellation la plus utilisée pour lui est monsieur Fergail. Il vit dans le hall principal de la famille, où il entretient des relations adultères avec les servantes ou des prostituées. Il est rare que les plus jeunes membres de la famille connaissent les détails sur ces relations, mais les autres savent très bien que Urizen trompe son mari, et le pardonnent par aversion pour Fenris. Le public, lui, considère leur couple comme l’idéal amoureux. Les monstruosités qu’il commet sont cachées du public et d’une grande majorité des membres de la famille. Il faut comprendre que même Urizen n’accepte pas moralement ses propres actions. Il croit en la religion que son père vantait, c’est-à-dire, qu’il existe un ange titanesque supérieur au ciel qui veille sur eux. Urizen s’exprime couramment dans toutes les langues vivantes, mais aussi dans l’ancien angélique. Il est un garçon intelligent qui n’a aucune difficulté à apprendre des nouvelles langues. Il est aussi très fortuné, mais tend à utiliser sa richesse pour aider autrui plutôt que pour la dépenser dans ses intérêts personnels. Il est cependant celui qui planifie les événements gigantesques organisés par les Fergail. Pour ce qui est des dragons, Urizen croit qu’ils sont profondément mauvais. Il sait que le sceau est faible. Il sait qu’ils sont pratiquement incontrôlables, qu’ils ont sûrement tous la rage, qu’ils seraient invincibles si libérés. Cela lui brise le cœur de devoir suivre le but de sa famille en tentant de remonter au ciel et de rassurer les masses en promettant des recherches sur le renforcement du sceau. Il préférerait que les citoyens soient évacués de la ville, mais il ne croit pas que ça soit une solution parfaite. Les dragons vont détruire tout Beandre une fois évadés.  


par humdrum sur ninetofivehelp

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MessageSujet: Re: God turned into Satan Lun 17 Juil - 12:12
Shadow
Tsk! Un vrai noble! Faible! Facilement manipulé! Hypocrite! Manipulateur! Inhumain! Comment peux-tu continuer de faire tes expériences si tu dis que tu ne sacrifieras jamais un innocent pour sauver plusieurs  vies?? Et puis assassiné ton père!!!... Je l'aurais fait bien plus tôt si j'étais toi. J'imagine qu'on a ça en commun... Mais rien d'autres! Espèce de noble!

URIZEN! You sympathetic husband of the crybaby Fenris! Je te valide~!

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MessageSujet: Re: God turned into Satan Lun 17 Juil - 12:22
Urizen
Mais... mais mon papa....

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MessageSujet: Re: God turned into Satan Lun 17 Juil - 17:03
Claudia
Je t'haïs pareil (mais ça, tu le sais déjà anyway). Mais tsé, ça d'l'air qu'il faut que je te valide (question de pas être trop chiante), fak c'est ça
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