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MessageSujet: Le forgeron de l'ombre Dim 19 Mar - 18:16
Siegfried

“ Stolz auf mein Land ”






Siegfried Adelbert Hammerschmidt



517 ans Masculin Blacksmith Forgeron de Argos Pays des Blacksmiths Élémentaire

Peau : Bleue-grise foncée Taille : 5'4 Corpulence : Costaud dû aux travaux dans les forges  Cheveux :  Blancs atteignant les épaules Yeux : Bleu glacé Forme non-humaine : - Signe(s) distinctif(s) : Porte des boucles d'oreilles, a quelques anciennes cicatrices un peu partout

∞ Caractère

Siegfried est très vieux, même pour un fae. Il en a vu des choses, il est donc difficile de l'impressionner. Siegfried n'aime pas beaucoup les autres races que la sienne et déteste particulièrement les Sylvestres qui lui ont enlevé tout ce qui lui appartenait. De ce fait, c'est un homme bourru, grincheux et solitaire. Il n'y a que son commerce d'armes qui l'intéresse. Malgré tout, Siegfried est un personnage très dévoué à la tâche. Lorsqu’il reçoit une commande, il peut travailler jusqu’à ce que l’ouvrage soit complété. Le forgeron de l’ombre, comme on le surnomme, est un individu très fier de sa patrie et méprise ceux de sa race qui ne respectent pas le modèle classique du Blacksmith. Les nobles l’admirent pour son travail minutieux, mais il n’apprécie pas beaucoup ces kriecht. Siegfried n’est pas malheureux de vivre comme il le fait, mais des fois, il se surprend à laisser ses idées vagabonder vers un passé moins sombre, moins monotone, là où il était un peu moins grincheux.    

∞ Histoire

Il y a 500 ans, alors que les blacksmiths étaient encore sous l’emprise des sylvestres, existait un petit village au centre des hostilités, placé tout près de l’ancienne frontière entre les montagnes des forgerons et de la riche nation : Schwarzbach. Renommé le Mont- Précieux par les elfes l’ayant envahi plus de mille ans auparavant, l’économie de la ville était basée sur le commerce des pierres précieuses et des métaux exploités par les autochtones de la place. Le nom d’origine était pourtant resté, les blacksmiths de la place étant très souverainistes.

C’était donc 800 ans après la conquête du territoire des miniers que la révolte fut à leur porte : les gens commençaient à s’armer illégalement, des assemblées populaires prenaient place la nuit tombée, dans le plus grand des secrets, souvent organisés dans les tunnels de secours, ceux dont les sylvestres ignoraient l’existence.

Parmi la foule de gens qui s’attroupait dans les cavernes se tenait un adolescent à peine âgé de dix-sept ans, prénommé Siegfried Adelbert Hammerschmidt. La flamme de la révolution brillait particulièrement dans ses yeux glacés, mais personne ne pouvait le blâmer : sa famille avait été lourdement touchée par l’arrivée des conquérants. Son arrière-grand-père, Adelbert Jürgen Hammerschmidt était le meilleur marchand d’arme de la province et avait fournis les Orcs et les siens lors de la guerre. Suite à leur victoire, les sylvestres avaient pendus tous les citoyens ayant contribué fortement à l’effort de guerre et Adelbert en faisait partie. Dans la famille, on racontait qu’il était mort la tête bien haute, en criant qu’il était fier de sa patrie, fier de sa famille et que son héritage ferait tomber les envahisseurs. La lignée du grand forgeron avait été persécutée par les autorité, victimes des besognes les plus ingrates, récoltant qu’un mince salaire. Mais les Hammerschmidt gardaient la foi ; un jour, un enfant, un petit -enfant ou un arrière petit-enfant de l’homme qui les avait inspirés hériterait de son talent et sauverait le peuple des montagnes.

Et ce messie se trouva à être Siegfried. Sa mère avait placé tous ses espoirs en lui, lui donnant le nom de son ancêtre révolutionnaire et en le prénommant Siegfried, signifiant victoire en khuzdul. Ses prières furent entendues, puisque son fils forgea des armes que nul blacksmiths ne sus recopier, des épées surpassant même celles produites par son ascendant, car Siegfried avait un avantage : il savait enchanter les morceaux de métal. La magie avait été depuis longtemps oubliée dans la ville, les gens ne voulant qu’acquérir de la force pour creuser toujours plus loin. Les forges avaient été restreintes par des règlements mis en place par les sylvestres. Aucune magie pour faciliter leur travail était permise, tout était fait manuellement. De toute façon, aux yeux des Sylvestres, les Blacksmiths n’étaient pas faits pour utiliser des charmes. Ce n’étaient que des brutes qui fonçaient tête première dans le conflit, sans aucun plan ni stratégie. Ils n’avaient pas complétement tort, mais ces êtres des forêts sous-estimaient leur détermination et leur entêtement à vouloir récupérer leurs terres perdues.  

Ce soir-là, l’enragement était à son comble. Les citoyens de Schwarzbach étaient prêts à prendre les armes et à frapper l’ennemi. La souffrance avait assez durée, il fallait tenter quelque chose. Les anciens établirent un plan d’attaque. Il ne manquait plus qu’une chose : les armes. C’est à ce moment que Siegfried sortit de l’ombre pour la première fois.

« Je peux fournir les armes » s’écria-t-il au fond de la salle.

Toute l’assemblée se retourna vers cet enfant dont tout le monde connaissait le nom et qui donnait un peu d’espoir au village. Mais personne n’osait impliquer un jeune dans cette affaire sanglante. Alors lorsque le messie lança ces paroles, tout le monde retint son souffle en attendant la réponse des chefs de guerre, les anciens. Un d’entre eux brisa le silence en soupirant :

« Hammerschmidt, nous ne pouvons pas laisser un adolescent porter ce fardeau… Tu n’es pas le seul forgeron de la ville… »

« Mais je suis le meilleur ! interrompit-il. Toutes les pioches que j’ai forgées, toutes les pelles et les marteaux que j’ai créés nous ont permis de faire plus de travail et de satisfaire les gardes. Avec tout le respect que je vous dois, je crois que je pourrais être un atout dans la guerre contre les intrus. »  

Le silence tomba sur la place, certains priant pour que les anciens acceptent la proposition du jeune forgeron. Un autre vétéran, une femme, prit la parole :

« Il a raison, ce serait idiot de le laisser de côté lors de nos batailles. Mais il doit être au courant des conséquences du trafic d’armes illégales : travaux forcés, coups de fouets sur la place publique, mais dans ton cas, tu fourniras des armes pour une guerre, c’est la pendaison qui t’attend. »

« Je sais tout cela Oma, mais je ne compte pas rester les bras croisés. Je dois protéger ma patrie ! »

Les âgés se regardèrent et prirent une décision. Malgré son jeune âge, ils savaient que le Hammerschimdt aurait toutes les qualités pour devenir un bon forgeron de guerre. Ils décidèrent alors d’accepter le garçon dans leurs troupes.

Ce fut à partir de ce moment que Siegfried devint un élément important de la guerre contre les Sylvestres. Bien sûr, les attaques commencèrent petites, des éboulements supposément accidentels dans les mines, des noyades dans les passages inondés, des révoltes contre les gardes. Le temps que tout se mette en place, Siegfried monta les échelons jusqu’à devenir commandant général des batailles en à peine treize ans. Il fit d’importantes alliances avec les Orcs, prépara des plans d’attaques réfléchis et devint maître de plusieurs apprentis talentueux pour donner un coup de main dans sa lourde besogne. Ses armes étaient capables de trancher n’importe quelle armure, n’importe quelle chair.

Les Sylvestres, pris de court par ces nouvelles stratégies, cherchèrent le forgeron responsable de tous ces changements dans la population qu’ils croyaient avoir conquise, en vain. Siegfried était malin, personne ne fut capable de remonter jusqu’à lui. Seuls une poignée de soldats, les apprentis et les aînés savaient qui était derrière ces armes venues des dieux. Les gardes commencèrent à surnommer le marchand inconnu le forgeron de l’ombre.

Les années passèrent, et les blacksmiths déclarèrent la guerre aux Sylvestres en faisant leur plus gros coup d’état : ils s’emparèrent d’une ville dans les forêts elfiques. Personne n’avait jamais été jusque-là pour s’en prendre à la grande nation, mais sous les ordres de Siegfried, ce rêve devint réalité.

Avec la ville en otage, les Sylvestres durent s’adonner à des négociations avec le groupe haut placé des Blacksmiths. Pendant ce temps, Siegfried tenta de convaincre le peuple des Naïades et des Anges de se battre à leurs côtés. Dans son discours, il insista sur les atrocités que les Sylvestres avaient causées et qu’ils devaient faire régner la justice. Les Naïades refusèrent aussitôt la demande. Pacifistes, ils ne voulaient pas se mêler de choses qui ne leur regardaient pas. Les Anges hésitèrent, mais leur verdict fût le même. Enragé, Siegfried s’encouragea un peu en pensant aux chefs qui mettaient la pression sur le peuple qu’il haïssait pour libérer sa famille.
Les négociations prirent fin en quelques semaines. Siegfried eu l’ordre de quitter la ville, sans avoir de détails sur l’entente. Lorsqu’il annonça au régiment la bonne nouvelle, les soldats sautèrent de joie. Ils avaient réussi, ils avaient sauvé leur peuple. Siegfried envoya une pensée à son grand-père : « J’ai sauvé notre patrie, Großvater. J’ai accompli votre rêve ! »

Les combattants rentrèrent chez eux, pleins d’espoirs. Mais lorsque les citoyens de Schwarzbach arrivèrent aux portes de la ville, ils furent accueillis par une vision d’horreur. Les elfes n’étaient pas retournés dans leur pays. Les gardes grouillaient de partout, les Blacksmiths, enfants et femmes étaient enchaînés à leur poste.

Comment est-ce possible ?

Les troupes se regardèrent, déconcertés. Mais le moment de confusion fut bref. Un garde s’écria :

« ILS SONT RENTRÉS ! »

Puis une pluie de flèches et de bombes tomba sur le régiment.

« COUREZ ! », lança Siegfried à ses pairs.

Certains partirent à la course se réfugier dans les bois, d’autres restèrent plantés devant la menace ennemie, trop bouleversés par la vue de leur famille encore prisonnière. En s’éloignant du village, Siegfried sentit le regard de sa patrie peser sur son dos.

Pourquoi ne te bats-tu pas pour nous Siegfried ? Pourquoi n’as-tu pas réussi à nous sauver ? N’étais-tu pas notre messie ?

Ce fut la première fois que les larmes coulèrent sur les joues du forgeron.

J’ai échoué…

Puis, la tristesse fût remplacée par la colère. Une colère si profonde, qu’elle brûle encore aujourd’hui. Laissant ses hommes derrière, le commandant se
dirigea vers la ville principale du pays des Blacksmiths : Neuschwanstein. Trois jours de marche de sa ville natale.

J’ai besoin d’explications.

Épuisé, il arriva finalement dans la capitale : plus aucun soldat ennemi dans les rues, alors qu’elle était un des trophées de la nation Sylvestre. Il entra en fracas dans le bureau du Conseil des hauts placés, malgré les gardes qui tentaient de lui barrer la route. La réunion fût interrompue par l’entrée brusque de la brute. La flamme brûlait comme jamais dans les yeux de Siegfried.

« — Que s’est-il passé durant les négociations ? jappa-t-il.
— Commandant Hammerschimdt, quel plaisir de vous recevoir, commença un des conseillers.
— RÉPONDEZ À MA QUESTION ! s’écria Siegfried.
— Voyons, mon cher, nous avons récupéré une partie de nos terres, répondit un autre.
— Une partie seulement ?
— Oui, mon garçon, nous avons récupéré les pays du sud, là où les ressources sont plus grandes et où la population est la plus élevée.
— Et les pays du Nord ?
— Les sylvestres ont insisté pour les conserver… chuchota une ancienne, près de la porte.
— Mais nous étions en position d’autorité ! Vous auriez pu demander l’intégralité du territoire ! s’exclama le forgeron. Espèces d’incapables ! Les villageois du Nord sont maintenant considérés comme des animaux maintenant. Ils avaient confiance en vous !
— Du calme, Commandant, continua le premier. Respectez-nous un peu tout de même ! Les Sylvestres menaçaient d’attaquer. Nous devions prendre une décision rapidement, et nous avons décidé de sauver la majorité. Sans nous, vous et votre régiment seraient morts à l’heure qu’il est.
— Mes soldats sont plus forts que vous le pensez…
— C’était la chose à faire. »

Siegfried serra les poings. Ils avaient raison. Ils ont sauvé la majorité. Ils ont sauvé l’important. Et cela le mettait dans une colère noire.

Il tourna les talons pour partir lorsqu’un des conseiller l’interpella :

— Commandant Hammerschimdt, je crois que vous êtes un talentueux forgeron. Le Forgeron de l’Ombre, si je peux me le permettre, aurait sa place dans nos forges pour équiper notre population. Vous pourriez peut-être, lorsque vous aurez plus d’expérience, avoir un siège ici même.
Siegfried resta sur le bas de la porte. Toujours le dos tourné, il répondit :

— Je ne servirai pas les froussards qui ont envoyé ma famille à une mort certaine. Allez -vous faire foutre.

Trop indignés pour répliquer, les conseillers laissèrent le Commandant s’en aller. Siegfried décida de s’établir au Mont-Argos, loin de sa ville natale. Comme ça, personne ne le reconnaîtrait et le Forgeron de l’Ombre tomberait dans l’oubli. Il ouvrit une petite boutique d’arme, considérée comme la meilleure en ville. Il s’inscrivit à l’Académie pour en apprendre plus sur les armements et les enchantements. Qui sait, peut-être qu’un jour il trouverait une façon de libérer son peuple, trahit par son propre gouvernement. Il continuait d’avoir espoir, même 500 ans après le drame. Mais est-ce que son peuple, lui, avait toujours espoir ?


∞ Aspect social

Siegfried n’a pas d’amis. Il est solitaire et grincheux. De plus, ses amis d’avant sont morts depuis bien longtemps ! Même chose pour sa famille. Il n’a pas de patron, pas personne qui se pose de question sur son sujet, seulement des clients qui sont prêts à payer gros pour avoir une arme de bonne qualité. Il parle l’elfique, malgré sa haine contre le peuple parlant cette langue, mais la plupart des gens qui viennent dans son commerce communiquent uniquement avec cette langue. Il a un fort accent khudzul et ne se gêne pas pour passer quelques mots/sacres dans sa langue maternelle. Il comprend vaguement la majorité des autres langues, en particulier le morgoth, puisqu’il a longtemps côtoyé des Orcs. Siegfried possède assez d’argent, dû à son populaire commerce, mais il l’investit dans l’achat de matériaux et de réparations pour la boutique. En ce qui concerne les dragons, il s’en fiche un peu. Trois gros lézards ne lui font pas peur, et s’ils sont mauvais, c’est une bonne nouvelle pour sa forge : les gens viendront acheter leurs armes chez lui. De toute façon, le vieux forgeron a assez vécu dans ce pathétique monde. Il espère juste que la chute du mont soit rapide et sans trop grande souffrance...


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MessageSujet: Re: Le forgeron de l'ombre Sam 26 Aoû - 18:02
Fenris
MON SIEG D'AMOUR JE T'AIME TU ES VALIDÉ MON BEAU COCO
BUT DIDN'T YOU ALSO HATED A FAMILLE AT ARGOS LOL ??

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MessageSujet: Re: Le forgeron de l'ombre Sam 26 Aoû - 18:07
Shadow
C'EST LE VIEUX BLACKSMITH GRINCHEUX!!! WOOOOOAAAAAH!! Le forgeron de l'ombre?? C'est troooop cool comme surnom! Je suis super depress right now, mais sinon je serais teeeeellement énarvé à t'acceuillir à Argos et je viendrais te voir et... Mais je suis super depress right now...

You, blacksmith full of hate and hope, are validated.

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MessageSujet: Re: Le forgeron de l'ombre Sam 26 Aoû - 19:22
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